Ce problème a été décrit dans le livre de Marc Langlois [LANG 1998] « L'euro et les systèmes d'information ». Lors de la transition à la monnaie unique européenne, en 2002, il fallait composer avec les différentes monnaies nationales des membres de l’union européenne. Lors de l’adoption de l'euro, il n'y avait pas de conversions massives entre les francs et les euros. Les valeurs en francs et euros n’étaient que l'expression de la même monnaie. Par ailleurs les conversions entre Francs et Deutschemarks (DM) ne se faisaient pas directement. Les conversions devaient passer par l’euro comme monnaie pivot : Francs → Euros → DM. Donc après cette date on faisait plus que des conversions multidevises. Pour mémoire rappelons le taux de conversion entre le franc et l’euro :
L’erreur absolue d’arrondi des devises est calculée d’après les trois chiffres après la virgule, et seuls deux chiffres sont affichés, donc le
. À cause de l’effet d’escalier ou « aliasing » les conversions, et conversions inverses ne garantissent pas de retrouver les sommes initiales, comme le démontre le tableau 30.
À cause de la valeur unitaire de l’euro qui est supérieure à celle du Franc :
La conversion Euro → Franc → Euro ne génère pas d'erreur
La conversion Franc → Euro → Franc génère des erreurs.
L’erreur de conversion de moins de 3 centimes de franc
, du à l’effet d’escalier, peut se transmettre aux sommes de valeurs converties. Deux méthodes ont été employées pendant le passage à l’euro pour gérer les erreurs de conversion :
Méthode A : L'erreur d'arrondi est ajoutée dans la ligne de l'addition au plus gros montant hormis la somme totale
Méthode B : L'erreur d'arrondi est ajoutée à une nouvelle ligne pour régulariser le total